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Maroc : c’est confirmé pour Andrés Iniesta ?

Momar Touré3 min de lecture
Maroc : c’est confirmé pour Andrés Iniesta ?

L’avenir du banc marocain s’écrit dans un climat d’incertitude et de manœuvres en coulisses. Alors que le départ de Walid Regragui semble déjà acté en interne, un nom s’était rapidement imposé pour assurer la relève : Tarik Sektioui. Selon plusieurs indiscrétions, le technicien de 48 ans était pressenti pour prendre les commandes de la sélection A, fort de son travail accompli avec les équipes nationales locales.

Sektioui ne partait pas de zéro. À la tête de la sélection A’, il a marqué les esprits en réalisant un doublé retentissant avec le Championnat d’Afrique des Nations et la Coupe arabe la saison dernière. Ces succès ont renforcé sa légitimité et nourri son ambition de franchir un cap en dirigeant les Lions de l’Atlas. D’après des sources proches du dossier, il aurait même commencé à plancher sur les grandes orientations de l’ère post-Regragui, preuve que sa nomination semblait en bonne voie.

Mais un nouvel élément est venu rebattre les cartes : l’arrivée d’Andrés Iniesta à la direction technique nationale de la Fédération royale marocaine de football. La présence de l’ancienne icône du FC Barcelone aurait modifié la stratégie fédérale. En interne, l’idée d’attirer un profil à dimension internationale aurait émergé, avec des pistes menant à Xavi ou à José Mourinho après la Coupe du monde 2026, prévue du 11 juin au 19 juillet.

Dans cette optique, la fédération aurait envisagé une solution intérimaire pour conduire l’équipe jusqu’au Mondial, avant de confier le projet à une figure de renom. Une perspective qui n’aurait pas convaincu Sektioui. Estimant avoir suffisamment prouvé sa valeur et contribué aux succès des sélections nationales, le natif de Fès aurait refusé d’endosser un rôle transitoire, perçu comme un simple pont vers un entraîneur plus médiatique.

Face à ce refus, la FRMF aurait finalement opté pour Mohamed Ouahbi, sacré champion du monde avec les U20, pour assurer l’intérim. Le staff pourrait être renforcé par João Sacramento, ancien adjoint de Mourinho, ainsi que par l’ex-international Youssouf Hadji.

À un peu plus de deux ans du Mondial 2026, le Maroc se retrouve donc à un tournant stratégique. Entre ambition de stabilité et tentation du prestige, le choix définitif du sélectionneur pèsera lourd dans la préparation d’une génération qui vise désormais les sommets du football mondial.