Sénégal

Alain Giresse se prononce : « Le Sénégal a le potentiel pour atteindre au moins les… »

Momar Touré3 min de lecture
Alain Giresse se prononce : « Le Sénégal a le potentiel pour atteindre au moins les… »

Dans un entretien accordé au quotidien L’Observateur, l’ancien sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal, Alain Giresse, s’est exprimé sur la progression des sélections africaines en Coupe du monde. Selon lui, les nations du continent franchissent progressivement un cap important et disposent désormais des moyens pour rivaliser avec les meilleures équipes mondiales.

Le parcours du Sénégal en Coupe du monde illustre cette évolution. Lors de sa première participation en 2002, la sélection sénégalaise avait créé la surprise en atteignant les quarts de finale, un exploit historique pour une équipe africaine. En 2018, les Lions avaient été éliminés dès la phase de groupes, malgré une égalité de points avec le Japon, une situation frustrante au regard du contenu proposé. Quatre ans plus tard, en 2022, le Sénégal avait franchi le cap des huitièmes de finale avant de s’incliner face à l’Angleterre, confirmant une certaine régularité à haut niveau sans toutefois dépasser son record initial.

À l’approche des prochaines échéances mondiales, l’ambition affichée est claire : faire mieux que les campagnes précédentes et inscrire une nouvelle page de l’histoire du football sénégalais. Dans ce contexte, Alain Giresse se montre optimiste quant au potentiel des équipes africaines.

Il déclare notamment :

« Je pense que d’une Coupe du monde à l’autre, l’Afrique avance et progresse. Comme vous l’avez dit, c’est le Maroc qui a atteint les demi-finales lors de la dernière édition au Qatar. Avec dix pays qualifiés, la possibilité d’emmener encore d’autres nations en demi-finale existe, il faut franchir les marches progressivement. Je pense qu’un jour, un pays africain disputera la finale. Si l’on parle du Sénégal, il a le potentiel pour atteindre au moins les demi-finales. Après, nous savons qu’il peut y avoir des faits de jeu, des situations imprévues durant les matchs, mais intrinsèquement, le potentiel est là. « On voit que les équipes africaines affichent de plus en plus un niveau qui se rapproche des sommets et des meilleures places mondiales. Au-delà du Sénégal, le Maroc, l’Algérie, l’Afrique du Sud ou encore la République Démocratique du Congo (RDC) peuvent réaliser de grands résultats. De toute manière, si ces pays sont là, c’est qu’ils font partie des meilleures nations d’Afrique », estime-t-il. »

Cette analyse met en avant une dynamique globale du football africain, marqué par une amélioration continue des performances, une meilleure organisation des sélections et une présence plus régulière dans les phases finales des grandes compétitions.

Des pays comme le Maroc, l’Algérie, l’Afrique du Sud ou encore la République démocratique du Congo sont également cités comme des nations capables de créer la surprise et de s’installer durablement dans l’élite mondiale.

En conclusion, les propos d’Alain Giresse soulignent une tendance de fond : l’écart entre les équipes africaines et les grandes puissances du football mondial tend à se réduire. Le Sénégal, fort de son expérience récente et de la qualité de son effectif, apparaît comme l’un des candidats sérieux à un parcours historique lors des prochaines Coupes du monde, même si les aléas des compétitions restent un facteur déterminant dans la réussite finale.