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Après la grande décision de la CAF, une dénonciation explosive éclate

Noyine Touré2 min de lecture
Après la grande décision de la CAF, une dénonciation explosive éclate

La Confédération africaine de football (CAF) a officialisé une décision majeure : la suppression du Championnat d’Afrique des nations (CHAN), compétition réservée exclusivement aux joueurs évoluant dans les championnats locaux africains.

Son président, Patrice Motsepe, a justifié ce choix par des raisons économiques et stratégiques. Selon lui, le CHAN ne correspond plus aux orientations actuelles de l’instance continentale et engendrait des pertes financières importantes.

Créé pour valoriser les talents locaux et offrir une vitrine aux championnats nationaux, le tournoi peinait cependant à générer des revenus suffisants en droits TV, sponsoring et billetterie. Dans un contexte où la CAF cherche à renforcer la rentabilité et l’attractivité de ses compétitions phares, cette suppression marque un tournant assumé.

Reste désormais à savoir quel dispositif viendra compenser cette disparition et comment les joueurs locaux continueront à bénéficier d’une exposition internationale sur la scène africaine.

Pour Serigne Saliou Dia, sélectionneur national U20 et ancien patron de l’équipe locale ainsi que des U17, la décision de la Confédération africaine de football (CAF) est lourde de conséquences.

« Il faut d’abord regretter cette décision », confie-t-il, estimant que la suppression du Championnat d’Afrique des nations (CHAN) risque de porter un coup dur aux joueurs évoluant dans les championnats locaux. Pour ces talents souvent en quête de visibilité, la compétition représentait une vitrine exceptionnelle et un tremplin vers des contrats à l’étranger.

Créé en 2007 et organisé pour la première fois en 2009 en Côte d’Ivoire, le tournoi avait vu la République démocratique du Congo s’adjuger la première édition. Huit autres éditions se sont ensuite succédé, installant progressivement le CHAN comme un rendez-vous majeur du football africain local, avant cette récente décision qui en marque brutalement l’arrêt.

Au-delà de l’aspect économique avancé par la CAF, c’est donc toute une dynamique de développement du football domestique africain qui se retrouve aujourd’hui fragilisée.