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Algérie: 10 mois de prison requis contre Atal dans l’affaire conflit à Gaza

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Ce lundi, l’international algérien Youcef Atal a été mis en examen dans le cadre d’une enquête pour provocation à la haine devant le tribunal correctionnel de Nice. Au terme du procès, Atal est désormais fixé. La procureur a requis 10 mois de prison assorti d’un sursis simple.


Après avoir republié une vidéo jugée « provocatrice à la haine » qui a amené à une mise en examen, Youcef Atal était présent ce lundi devant le tribunal correctionnel de Nice. Ceci dans le but de se justifier. Suspendu par la LFP pour 7 matchs, mais aussi par son club jusqu’à nouvel ordre, le latéral algérien s’est expliqué et a exprimé ses regrets.

Atal


« Je pensais vraiment que c’était un message de paix, c’est la vérité. Avec du recul, je me dis que c’est des trucs importants et j’aurai dû regarder la vidéo jusqu’à la fin. Je regrette par rapport à ça. Je voudrais juste rajouter que je ne suis contre personne, je ne suis que footballeur. Je suis contre la haine. On a déjà joué en Israël, j’ai joué là-bas sans aucun problème. », a déclaré l’Algérien.

Les plaidoiries contre Youcef Atal

Déjà à l’entame du procès les plaidoiries des parties civiles se sont enchaînées contre Atal. Le CRIF ou la LFP ont demandé un euro symbole au titre des dommages et intérêts, en regrettant particulièrement d’avoir vu le joueur relayer la vidéo d’un prédicateur à ses millions d’abonnés sur les réseaux sociaux. La LICRA a demandé une somme plus importante sans la communiquer. Après un message offensif de l’avocat de la LICRA Nice Côte d’Azur qui a notamment signifié qu’il aurait « aimé que monsieur Atal prenne une position moins lâche et viennent plaider coupable jusqu’au bout plutot que d’insulter leur intelligence », il a demandé 1.500 euros de dommages et intérêts.

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« On n’est pas dans une démarche de repentance mais dans une stratégie d’évitement. Ca me blesse et ça blesse les personnes que je défends », a encore ajouté le représentant de la LICRA Nice Côte d’Azur. « Le message n’est pas ambigu. C’est un message partisan dans un contexte de guerre et de commission d’attentat. Nous servir ça, c’est insulter l’intelligence de millions de gens. »

De son côté, la LFP dénonce des propos « clairement discriminatoires ». L’avocat de la LFP a rappelé la réaction rapide de l’instance pour traiter le cas Atal et le sanctionner de sept matchs de suspension. « Dans la décision de la commission de discipline, la Ligue a traité cette affaire et de facon extremement rapide. Les propos relayés par Monsieur Atal sont clairement discriminatoires. On a considéré que disciplinairement il fallait sanctionner ce comportement », a signifié le représentant de la Ligue. « Il n’a pas fait appel et a admis cette sanction justifiée et adaptée sans doute. Il apparait dans le dossier qu’il n’est pas allé chercher la vidéo, l’algorithme d’Instagram l’a proposé sur son téléphone. Quand on connait comment cela fonctionne… On me propose des vidéos de football, quand je regarde du football. De la politique quand c’est de la politique, de la cuisine quand c’est de la cuisine et là c’est un prêche bien précis. Ce n’est pas anodin. »

Enfin, au tour de Madame le procureur d’enchaîner sa plaidoirie contre Youcef Atal. « Les mots ont un poids. Relayer ce type de message entraîne des actes de violences réels qui ont déjà endeuillé toute la France et d’autres pays », a estimé la représentante de l’Etat. « Ce n’est pas un imam modéré. Contrairement à ce que j’ai pu entendre à plusieurs reprises, à aucun moment il n’est question de paix dans cette vidéo. Il a publié un message ‘free palestine’ avec une écharpe aux couleurs de la Palestine. On est donc dans un contexte que monsieur Atal connait et maitrise. La vidéo a clairement un caractère violent et elle dure 35 minutes, pas 1 minute, 1 heure ou 3 heures… Mais 35 secondes ! Une vidéo qui lui a été soumise par l’algorithme. »

Et d’ajouter: « Dans un premier temps sa réaction est opportuniste en retirant la vidéo après échange avec son employeur. On est clairement sur quelqu’un qui commet des faits et ne les assume pas aujourd’hui, n’a pas conscience de la portée des faits. Il ne faut pas les banaliser. Monsieur Mahmoud al-Hasanat, je ne le connaissais pas et sans doute personne ne le connaissait ici avant qu’une personnalité publique ne relaie ses propos, a conclu madame le procureur. « Il y a plus de trois millions d’abonnés et le compte est public, on peut aussi donc accéder à son contenu sans le suivre. »

Les réquisitions contre Youcef Atal

Au terme d’un vif discours entre Youcef Atal et la procureur, l’Algérien a été fixé. En effet, la procureur a annoncé les sanctions demandées contre Youcef Atal. Le footballeur algérien de Nice a vu le ministère public français lui réclamer 10 mois de prison assorti d’un sursis simple. A cela s’ajoute une amende de 45 000 euros en plus de la diffusion de la décision de justice sur Instagram pendant une durée d’un mois.

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