Afrique

CAN 2025 : Marc Brys frappe fort de nouveau avec une nouvelle sortie choc sur Eto’o

Noyine Touré3 min de lecture
CAN 2025 : Marc Brys frappe fort de nouveau avec une nouvelle sortie choc sur Eto’o
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Malgré un parcours encourageant du Cameroun en Coupe d’Afrique des Nations, Marc Brys reste droit dans ses bottes et n’a pas digéré son éviction brutale. L’ancien sélectionneur des Lions Indomptables, qui a été remplacé à la veille du coup d’envoi de la CAN, laisse clairement entendre que Samuel Eto’o, président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), est derrière cette décision, sans jamais le nommer directement.

Dans une interview accordée à Sporza, le technicien belge est revenu avec virulence sur les conditions de son renvoi. Une décision intervenue alors que le Cameroun a finalement atteint les quarts de finale sous la direction de David Pagou, un résultat qui n’a pourtant en rien apaisé l’amertume de Brys. « La manière dont cela s’est produit est illégale et illogique. On ne voit ça nulle part ailleurs dans le monde du football. Les faits eux-mêmes sont tout simplement illégaux », a-t-il martelé, visiblement encore très affecté.

L’entraîneur de 63 ans affirme n’avoir jamais été officiellement informé de son licenciement, ni par la Fécafoot, ni par le ministère des Sports. « Il n’y a jamais eu de communication. Je les tiens tous responsables », insiste-t-il, dénonçant un manque total de transparence et un traitement qu’il juge inacceptable.

Quelques semaines avant le tournoi, Marc Brys avait pourtant tenté de rejoindre le groupe au Maroc, sans succès. « J’ai envoyé un mail à deux personnes du ministère des Sports pour qu’on m’envoie un billet d’avion, et je n’ai pas reçu de réponse claire. Les deux se renvoient la balle. Officiellement, personne ne m’a dit que j’étais viré. Ni oralement, ni par écrit. Mais vu que je n’ai pas reçu mes tickets d’avion… », expliquait-il déjà, laissant transparaître sa frustration face à ce qu’il considère comme un double affront.

Sans jamais nommer Samuel Eto’o, Brys ne laisse que peu de place au doute quant à la cible de ses critiques. « À deux jours du début d’un tournoi, on ne peut pas tout chambouler. C’était un acte d’opportunisme. Quelqu’un voulait prouver sa supériorité », lâche-t-il, amer, regrettant l’opportunité manquée de diriger son équipe sur le terrain et dénonçant une décision motivée par des intérêts personnels plus que par le sport.

Cette sortie souligne non seulement la rancune de l’ancien sélectionneur, mais aussi les tensions internes qui agitent la Fécafoot à l’approche d’une compétition majeure, alors que le Cameroun poursuit son parcours sans celui qui avait préparé l’équipe pour la CAN.

Preuve que la rupture est totale, Marc Brys affirme n’avoir regardé aucun match du Cameroun pendant la CAN, refusant de suivre l’équipe qu’il avait préparée avant son éviction. Malgré tout, il continue de recevoir des messages de soutien de certains joueurs, signe que son influence et son respect au sein du groupe demeurent intacts. Cette fracture dépasse largement le simple cadre sportif : elle met en lumière des tensions profondes et durables autour de la gouvernance du football camerounais, laissant planer une ombre persistante sur les décisions de la Fécafoot, même au regard des résultats positifs obtenus sur le terrain.

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