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Les 5 temps forts du basket féminin africain en 2019

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ABIDJAN (Cote d’Ivoire) – Le basket féminin africain a connu une année 2019 riche en action, en salles pleines et en moments mémorables. Il a semblé que toutes les différentes participantes étaient animées par la même résilience et la même envie de trouver la voie du succès.

Des rues colorées de Dakar aux rives du Nil au Caire, de l’agitation de Kampala au littoral de Maputo en passant par les montagnes de Kigali, l’Afrique a révélé une multitude de joueuses talentueuses, de quoi servir de sources d’inspiration pour les jeunes filles de ces villes.

Nous avons décidé de revenir sur les cinq moments qui ont généré le plus d’intérêt au cours de cette année fondamentale pour l’avenir du basket féminin africain.

5. Le Mali remporte son 6e Championnat d’Afrique féminin U16 FIBA

Les Africaines de l’Ouest sont sans conteste les princesses du basket africain. Le Mali dégage une telle impression de facilité qu’on aurait tendance à oublier tout le travail, les larmes et le désir de perfection qu’il y a derrière les scènes de joie.

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L’école malienne n’a pas de semblable. Depuis une décennie, le coach Oumarou Sidiya et son assistant Boubacar Diallo sont ceux qui prennent soin et façonnent les jeunes filles dès leur plus jeune âge.

À Kigali, le Mali est arrivé une semaine avant le début de la compétition, de quoi permettre à ses joueuses de s’acclimater à leur nouvel environnement. Dès l’échauffement avant leur premier match, les Maliennes ont lancé un signal clair quant à leurs intentions. Le public a immédiatement compris qu’elles étaient là pour conquérir un nouveau titre.

Emmené par la brillante – et future MVP – Mariam Coulibaly, le Mali a remporté ses cinq matchs, avec à la clé un 6e titre continental dans cette catégorie d’âge. La récompense individuelle de Coulibaly ne fait que confirmer qu’elle suit les traces de sa sœur Aissetou Coulibaly, élue MVP en 2017 au Mozambique.

L’Angolaise Sara Caetano a marqué le remarquable total de 165 points, avec donc une moyenne de 31 points par match, tandis que l’Ougandaise de 1.87m  Maria Najjuma a comptabilisé 112 rebonds, soit une moyenne de 28 par match. L’Égyptienne Lojain Elfatairy a été la plus efficace à trois points, avec 40 tirs primés inscrits.

4. Ferroviario conserve son titre à la FIBA ACCW

Pour écrire l’histoire, il faut avoir les nerfs solides. Lorsque Ferroviario de Maputo a débarqué au Caire, le club était le favori incontesté pour le titre. Au fil des jours, il est apparu évident que son plus grand contradicteur allait à nouveau être son rival de toujours Inter Clube.

Les deux équipes ont conclu la phase de groupes invaincues et Al Ahly et l’hôte du Sporting Alexandria se sont alors dressés sur leur chemin au stade des demi-finales.

L’expérience a pris le dessus et ce sont Ferroviaro et l’Inter Clube qui se sont hissés en finale. Ce face-à-face rempli de duels à tous les postes, y compris sur le banc, allait s’avérer sans pitié.

Quand l’intérieure Pauline Akonga a été éjectée du match, cela a donné à Inter Clube une belle opportunité de dominer dans la raquette. Mais c’était sans compter sur la prestation de Deolinda Gimo, qui a su élever le niveau de son jeu pour combler le vide en scorant 17 points. Odelia Mafanela s’est démenée des deux côtés du terrain, totalisant 22 points et 7 rebonds.

L’arrière nigériane Sarah Ogoke a réussi un 6-sur-9 à trois points pour un total de 22 points, mais le titre de MVP est revenu à la capitaine Ingvild Mucauro, auteure de 20 points, 14 rebonds et 6 assists.

Cette finale a rappelé à tout le continent que le Mozambique est en constante progression dans le basket féminin.

3. L’Égypte gagne la FIBA 3×3 Africa Cup

La communauté du 3×3 ne s’attendait pas à ça : l’éclosion de la nouvelle Cléopâtre du 3×3 a marqué à tout jamais les esprits des fans de basket ougandais.

Soraya Mohammed a brillé de mille feux et sous son impulsion, l’Égypte a remporté son premier titre majeur d’une sélection nationale féminine senior. Soraya, Hala Elshaarawy et Nouralla Abdelalim ont réalisé leur rêve.

Le trio ne disposait d’aucune remplaçante et les dieux du basket ont été indulgents avec elles en les épargnant de toute blessure.

Soraya s’est illustrée avec sa ténacité, sa capacité à prendre des décisions rapides et son adresse à longue distance, de quoi finir meilleure marqueuse de la compétition avec un total impressionnant de 48 points. Elle a immédiatement attiré beaucoup d’attention sur internet et c’est désormais elle qui incarne le 3×3 en Afrique.

L’Égypte a vécu un moment historique, puisque les femmes et les hommes ont réussi un doublé inédit à cette FIBA 3×3 Africa Cup à Kampala.

2. Ezinne Kalu élue MVP de l’AfroBasket

La ‘reine nigériane’ est le surnom qu’elle se donne sur les réseaux sociaux. Jamais auparavant un surnom a été aussi bien porté dans le cadre du basket.

Kalu mélange à la perfection ambition, détermination et une formidable capacité d’accomplir ce que le coach Otis Hughley Jr. demande. Elle est une leader idéale sur le terrain et elle parvient à sublimer ses coéquipières en montrant l’exemple.

Au FIBA Women’s AfroBasket 2019, les D’Tigress étaient les favorites à leur succession, mais elles se retrouvaient en terre hostile à Dakar (Sénégal), où les hôtes étaient avides de remporter devant leur public un 12e trophée continental.

Kalu a tourné à 13 points de moyenne par match, auxquels elle a ajouté 16 assists sur l’ensemble de la compétition. Grâce à ses performances, le Nigeria a décroché son 4e titre continental et il a démontré à nouveau qu’il était bel et bien la meilleure équipe africaine du moment.

1. Qualification du Mozambique pour les TQOF

Impossible de parler des récents succès du Mozambique sans évoquer le nom de Leia Dongue. Ce serait comme avouer un crime non commis.

La joueuse de 28 ans, qui évolue en Espagne au Club Deportivo Promete, est le cœur et l’esprit de son équipe nationale. Son énergie, sa détermination et sa ténacité ne peuvent que faire envie. Elle suscite l’admiration de tous, adversaires, coéquipières et fans.

Lorsque la FIBA a annoncé la modification du mode de qualification pour les JO, faisant passer celle-ci par des tournois indépendants des compétitions continentales comme le FIBA Women’s AfroBasket, qui qualifiait auparavant automatiquement son champion, de la place a immédiatement été faite pour des nouveaux venus.

Les six meilleures équipes à l’issue de l’édition continentale de 2019 au Sénégal se sont retrouvées pour disputer un Tournoi de pré-Qualification Olympique Féminin FIBA à Maputo (Mozambique) et, une fois le tirage effectué, il est apparu évident que le Sénégal et le Mozambique seraient les deux nations à lutter pour la 1re place.

Le Sénégal, qui a pris part aux JO de Rio en 2016, était en quête d’une seconde participation consécutive, mais le Mozambique l’en a privé.

Dongue a marqué une moyenne de 18.5 points par match, mais c’est surtout toute l’énergie qu’elle a déployée en défense qui a été déterminante. Elle a été bien épaulée par Ingvild Mucauro, auteure notamment de 12 points et 7 rebonds contre le Sénégal.

Mucauro a été désignée MVP de la FIBA Africa Women’s Champions Cup

Le duo est en mission pour maintenir le Mozambique au sommet de la hiérarchie continentale. L’an prochain au FIBA Women’s AfroBasket, les Mozambicaines auront une première occasion de défier le Nigeria et d’essayer de le détrôner.

Le basket féminin suit une trajectoire incroable et même si les JO de Tokyo 2020 ont été repoussés d’un été à cause de la pandémie actuelle, nous pensons que cette année sourira aux joueuses africaines dans leurs différents clubs.

 

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