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Cameroun : La nomination de Samuel Eto’o rapidement démentie

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Samuel Eto’o est au centre de polémiques et de fausses nouvelles même s’il est loin de son Cameroun natal. La légende du football africain, actuellement dans une posture délicate avec l’affaire Marc Brys et l’enquête de la CAF la concernant, vient de nouveau d’être cité dans une nomination inexistante à l’ONU avec des avantages fous.

Une nouvelle largement partagée sur les réseaux sociaux évoque la désignation de Samuel Eto’o en tant qu’ambassadeur de l’ONU pour la paix, mais cette affirmation suscite des controverses parmi les internautes.

Samuel Eto’o à l’ONU, fake news XXL !

Sur une photo partagée sur Facebook par son frère David Eto’o, l’ancien footballeur international camerounais apparaît aux côtés de responsables de l’ONU. Certains internautes ont alors relayé cette photo en annonçant la nomination de Samuel Eto’o en tant qu’Ambassadeur onusien pour la Paix, une information qui a ensuite été reprise par plusieurs médias en ligne.

Samuel Eto'o

Selon ces publications sur les réseaux sociaux, Samuel Eto’o bénéficierait d’un salaire de 30 000 dollars américains de la part des Nations Unies avec ce nouveau statut. De plus, certains ont affirmé qu’en tant qu’ambassadeur, il pourrait voyager dans plus de 200 pays sans visas et qu’il serait exempté de tout contrôle ou fouille dans les pays membres de l’ONU. Cependant, après vérification, il s’est avéré que cette information était fausse.

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Des internautes avertis, comme Armand Noutack II, ont rapidement remis en question cette nouvelle, qualifiant même cette affirmation de « fake news » sur sa page Facebook. « Le président Samuel Eto’o est au travail, loin des critiques (anti-Eto’o, ndlr) », a ajouté Armand Noutack II, enseignant en lycée et ancien militant du MRC. Il est important de noter que le président de la Fécafoot est hautement respecté au sein des instances des Nations Unies.

Les derniers « ennuis » de Samuel Eto’o

En septembre 2023, lors de la 78e Session de l’Assemblée générale des Nations Unies, l’ancien capitaine des Lions Indomptables du Cameroun avait reçu un prix d’honneur pour son engagement dans la lutte contre l’exploitation et la traite des êtres humains dans le sport, après un discours remarquable. Outre cette affaire de nomination inexistante, la légende camerounaise vit une situation compliquée ces derniers mois. Il se retrouve au centre d’une vive controverse secouant le monde du football africain, accusé par la Confédération Africaine de Football (CAF) de graves irrégularités.

Samuel Eto'o

Cette polémique a été déclenchée par la diffusion d’un enregistrement audio où Eto’o aurait été entendu en conversation avec un président de club, suscitant des allégations de matchs truqués. Bien que cet enregistrement ne fournisse pas de preuves directes de malversations, la CAF a néanmoins ouvert une enquête. Les avocats d’Eto’o ont répliqué en accusant le secrétaire général de la CAF, Véron Mosengo-Omba, d’initier cette enquête dans le but de ternir la réputation d’Eto’o.

Ils ont saisi la FIFA, dénonçant une campagne de diffamation et un abus de pouvoir. Le camp d’Eto’o a également déploré le manque de coopération de la part de la CAF pour fixer une date d’audience, soulevant ainsi des questions quant au respect des procédures réglementaires. Dans un contexte tendu, Patrice Motsepe, président de la CAF, a pris position lors d’une interview accordée à France 24, affirmant fermement que « Personne, à commencer par moi, n’est au-dessus de la loi ». Cette déclaration vise à renforcer la légitimité de l’enquête en cours contre Eto’o, mettant en avant l’engagement de la CAF à mener des investigations équitables et conformes aux règles.

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