Que devient Jean II Makoun ?

Du haut de son petit gabarit de 1 mètre 73 à peine, le camerounais est bien connu du championnat français pour y avoir fait les beaux jours des lillois mais également des Bad Gones. Joueur véloce, doté d’une vitesse phénoménale en plus d’être bon manieur de ballon, le milieu de terrain au profil atypique, a depuis enchaîné les galères. En effet, après des débuts très prometteurs, la carrière du joueur a connu une évolution sinusoïdale. Après son départ en trombe chez les Dogues puis son passage réussi à Lyon, les observateurs lui prédisaient un avenir footballistique radieux. Mais hélas, c’est une traversée du désert qui s’en est suivi, plaçant le camerounais dans les faubourgs du désespoir.

Toutefois, il ne désespère pas pour autant car à aujourd’hui 35 ans, il garde intact sa soif de vaincre et du haut niveau. Si le mot galère peut résumer les dernières saisons de Jean, il entrevoit désormais le bout du tunnel. 

Rennes et Antalya, les périodes cauchemardesques du camerounais…

Prometteur et habitué du pré avec les lyonnais, il a vécu le cauchemar à Rennes. Placardisé, oublié, le milieu a participé à cette période à des bouts de matchs qui ont plombé son état physique, et par ricochet celui moral. Une période peu évidente qui déclenche les signes prémonitoires d’une déchéance annoncée. « Cette saison-là a été très difficile. Je n’ai pas compris pourquoi cela s’est passé comme ça. Je n’ai pas eu d’explications. On m’a vraiment privé de terrain. On a toujours envie de jouer. Quand on n’est pas sur le terrain, c’est très difficile. Je me suis posé la question de savoir comment j’avais tenu ». avait-il déclaré à l’époque.

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Puis, vient son passage à vide en Turquie. Ce dernier avait bien démarré avant de virer au cauchemar. Avec dans les rangs de son club d’Anatalya, un certain Samuel Eto’o, victime de propos racistes qui s’est mis à dos la direction. Ironie du sort, c’est son compatriote qui en a payé les pots cassés. « Eto’o a son caractère et a réagi comme ça. Ensuite, c’est parti dans tous les sens.  Du coup, je n’ai pas beaucoup joué. J’ai payé les pots cassés par rapport aux propos de mon compatriote et cela m’a pénalisé.  Mon erreur c’est de ne pas être parti en janvier 2017, alors que j’aurais pu. J’avais vraiment une possibilité pour rebondir à cette époque. Si j’ai un regret aujourd’hui, c’est celui-là. »

Toujours d’attaque…

Si des offres concrètes tardent à voir le jour, le milieu ne sombre pas dans la détresse. Loin de là, l’ancien de Lille s’entraîne dur avec un entraîneur personnel et attend les recruteurs pour montrer ce qu’il encore dans les jambes. En attente que la tendance s’inverse, il se dit encore motivé et prêt à rugir de nouveau. « Vous avez vu les joueurs trentenaires à la Coupe du monde. Il y en avait beaucoup. Je suis tout à fait confiant sur mes capacités, ma volonté et ce que je peux apporter. J’ai juste besoin de m’exprimer. Je m’entraîne très sérieusement avec un préparateur physique et ça se passe super bien. Même si rien ne remplace le terrain que je pratique aussi avec des amis. Je veux retrouver l’ivresse des terrains. J’ai encore l’œil du tigre. » a déclaré le vice-champion d’Afrique en 2008. 

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C’est l’histoire d’un retour annoncé, d’un lion indomptable qui veut rugir de nouveau, d’un combattant qui n’a pas encore dit son dernier mot. Expérimenté, motivé et surtout libre, Jean II Makoun possède un profil intéressant qui peut plaire à bon nombre de club en Ligue 1, championnat qu’il connait bien. Le bonhomme a des fourmis dans les jambes et ne demandent qu’à exprimer son talent et son expérience. 

Birane BASSOUM

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