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On dirait qu’il est revenu à la vie ! Une vraie rédemption qui étonne même l’intéressé. Arrivé à Antwerp, l’attaquant international burkinabé Joathan Pitroipa se rappelle de son marathon et se réjouit d’avoir mis derrière lui, cette période peu glorieuse.

Interrogé par sportmagazine,  l’Etalon s’est exprimé sans ambages : « Si je me suis retrouvé sans club, c’est la faute à une blessure lors la dernière CAN. J’aurais pu répondre favorablement à certaines propositions alléchantes par après mais je n’avais plus envie de repartir pour une destination exotique, donc j’ai pris le temps de me retaper et de faire un choix qui me correspondait. Plus proche de ma famille aussi, qui est toujours à Rennes. Et puis, il ne faut pas mésestimer l’impact du discours de László Bölöni et de Lucien (D’Onofrio, ndlr) dans cette décision. Ils m’ont fait comprendre qu’ils allaient me laisser ma chance et j’ai été séduit par le projet. C’était important de me sentir désiré par un club ambitieux. Je comprends que certains peuvent être surpris de me voir débarquer ici mais pour moi, signer à l’Antwerp, c’est avant tout une manière de me remettre en question », a t-il expliqué.

Aux Emirats, des souvenirs à vite oublier …

Peut-être son passage aux Emirats a été l’un des mauvais choix qu’il a opéré dans sa carrière. Mais Pitroipa a une autre conception de ce que pensent les autres de cette destination.

« Cela m’a permis de m’évader, de découvrir un autre univers. J’ai vécu à Abou Dabi et Dubaï ! J’ai disputé la Champions League asiatique, ce sont quand même des choses magnifiques pour moi, l’enfant de Ouagadougou. Même si je suis conscient du côté irréel de ce que j’ai vécu, je suis content de l’avoir fait. En fait, en signant à Anvers, j’ai eu l’impression de revenir sur terre. De revenir à la normalité, après une luxueuse parenthèse de trois ans. Je comprends que certains puissent tomber dans une certaine culture de la nonchalance en signant aux Émirats mais ça n’a jamais été mon cas. Après, c’est normal qu’on m’ait un peu oublié, je comprends cela. Je comprends aussi qu’on ait pu penser que c’était la fin pour moi. Mais non, les Émirats, ce n’est plus forcément une destination qu’on rejoint pour finir sa carrière. Les choses ont bien changé en quelques années, le niveau d’exigence s’est considérablement accentué. Là-bas, on ne veut plus de mercenaires qui débarquent juste pour se remplir les poches, c’est pour ça que beaucoup de joueurs étrangers y font de mauvaises expériences. Parce que si tu n’es pas performant, on va te faire rapidement sentir que tu ne mérites pas ta place. » ,  a t-il ajouté.

Directeur de Publication à Afrique Sports

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