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Cinq anecdotes qui ont forgé la légende des matches entre le Brésil et l’Argentine

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Le Brésil et l’Argentine s’affrontent ce vendredi en Australie en match amical. Mais quand ces deux nations se rencontrent, ce n’est jamais vraiment amical. La preuve en cinq anecdotes.

1939 : Le penalty transformé dans un but vide

La Copa Roca, compétition créée en 1914 par l’ancien président argentin Julio Roca et qui opposait le Brésil à l’Argentine jusqu’en 1971, regorge d’anecdotes plus loufoques les unes que les autres. Parmi les plus marquantes, celle survenue le 22 janvier 1939 au stade Sao Januario de Rio de Janeiro. Alors que les deux équipes sont à égalité (2-2), l’arbitre siffle un penalty en faveur des Brésiliens. Une bagarre générale éclate et la police entre sur le terrain puis s’en prend aux joueurs de l’Albiceleste. Ces derniers, furieux et apeurés, quittent le terrain. L’arbitre décide quand même de faire tirer le penalty qui sera transformé par Peracio dans le but vide. C’est grostesque, mais le Brésil remporte le match (3-2).

1946 : Salomon, la carrière brisée

Le 10 février 1946, les deux équipes se retrouvent au Stade Monumental de Buenos Aires, quelques mois après une large victoire 6-2 du Brésil marquée par la grave blessure à la jambe de l’Argentin Batagliero. Le match compte pour le Championnat sud-américain, ancêtre de la Copa America, et la presse a la conviction que la partie sera brutale. Elle ne croit pas si bien dire. Vingt-huit minutes après le coup d’envoi, le Brésilien Jair Rosa Pinto fracture le tibia et le péroné du capitaine argentin José Salomon, et une bagarre générale éclate sur le terrain. Le chaos pousse la police à intervenir pour rétablir l’ordre, d’autant que les deux équipes ont dû regagner les vestiaires dans la précipitation, le public ayant envahi le terrain. Une fois le calme rétabli, le jeu reprend entre deux équipes réduites à dix. Mais si l’Argentine remporte le match 2-0 et par là-même occasion le tournoi, Salomon n’a plus jamais vraiment retrouvé son niveau, ni rejoué au football professionnel. Et cet incident marque une rupture entre les deux sélections, qui ne s’affronteront plus pendant dix ans après ce match.

1957 : Pelé, une première sélection gâchée

Le 7 juillet 1957, un jeune attaquant âgé de 16 ans et 257 jours effectue ses premiers pas avec la Seleçao à l’occasion d’une rencontre contre l’Argentine comptant pour la Copa Roca. En seconde période, Pelé remplace Del Vecchio, son coéquipier à Santos. Quelques minutes après son entrée en jeu, celui qui n’est pas encore «Le Roi» marque le but de l’égalisation pour le Brésil. Mais son équipe finit quand même par s’incliner (2-1). Ce match restera l’unique rencontre que Pelé a perdue avec le Brésil en ayant marqué (44 victoires, 6 nuls).

1990 : un somnifère à boire

Coupe du monde 1990, 8es de finale. Le Brésil de Careca et Valdo affronte une Argentine qui se cherche au Stade delle Alpi. L’Albiceleste fait mentir les pronostics et s’impose sur un but de Caniggia, parfaitement servi par Maradona. Mais un scandale éclate quatorze ans plus tard. El Pibe de oro affirme, lors d’une émission de divertissement, qu’un bidon provenant du camp argentin et bu par Branco, un joueur brésilien, contenait un somnifère. Une histoire confirmée par l’international auriverde quelques jours plus tard. «Après avoir bu, j’ai très vite été pris d’hallucinations. Par la suite, j’ai eu du mal à jouer à mon niveau», confirme alors Branco à La Gazetta dello Sport. Des révélations qui font polémique en plus de faire mal à Joël Quiniou, l’arbitre français de la rencontre, qui ne s’était pas rendu compte de la tricherie.

2008 : Agüero et la «poitrine de Dieu»

Après Maradona et la «main de Dieu» en 1986, voici Sergio Agüero, dans le rôle de l’imitateur. Flash-back. Demi-finales des Jeux Olympiques de 2008, à Pékin. Tenante du titre et emmenée par Messi, l’Argentine affronte le Brésil de Ronaldinho, qui court alors après son premier sacre dans l’épreuve. À la 52e minute de la rencontre, le Kun ouvre le score en faveur de l’Albiceleste. Problème : sous les yeux de son beau-père, Diego Maradona, présent dans les tribunes, l’attaquant débloque la situation de… la main ! Après ce coup du sort, l’Argentine s’envole vers une victoire facile (3-0). Critiqué après cette tromperie, Agüero s’en sort en plagiant la célèbre phrase d’el Pibe de Oro. «J’ai touché le ballon de la poitrine… la poitrine de Dieu !.» Qu’importe pour lui. Quelques jours plus tard, l’Argentine parviendra à conserver son titre face au Nigeria (1-0).

Source:  www.lequipe.fr

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