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La vie après carrière : Que devient « Popito » Kader Keita ?

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Abdul Abdelkader Keita est un grand nom du football ivoirien. Passé notamment par Africa Sport, le LOSC, et l’Olympique Lyonnais, Popito comme on l’appelait affectueusement a brillé de milles feux sous le maillot des éléphants. Il avait tout pour immortaliser son nom dans les annales du football : Ailier extrêmement talentueux et showman invétéré, Keita a longtemps fait les chou-gras de la presse ivoirienne tant pour ses exploits sur le terrain que ses frasques en dehors. Alors comment expliquer qu’un joueur aussi sur-médiatisé puisse tomber peu à peu dans l’oubli ? 

Kader Keita ne fait jamais rien comme les autres. L’étrange trajectoire de sa carrière en est la parfaite illustration. Alors que beaucoup de joueurs commencent dans le haut niveau pour finir dans des destinations plus exotiques, ce fut l’exacte opposée pour l’ivoirien. Après avoir quitté sa Côte d’Ivoire natale et un bref passage en Suède, il rejoint le club qatari d’Al-Aïn avant de signer une saison plus tard chez le grand rival Al-Saad Doha. Rapidement, l’ivoirien se rendit compte qu’il était trop doué pour rester dans le Golf. Il avait l’Europe en ligne de mire, ce qui n’était pas au goût de ses dirigeants qui vont même aller jusqu’à le qualifier d’ingérable. Suivi par de très nombreux clubs européens, Keïta alors âgé de 24 ans finira par choisir le club de Lille en 2005, sous l’impulsion du président Seydoux et de l’entraineur Claude Puel. Deux saisons lui ont suffi pour taper dans l’oeil de Jean Michel Aulas et son ogre lyonnais, véritable épouvantail de la ligue 1 à l’époque. Une consécration pour le joueur devenu cadre et titulaire indiscutable de la sélection ivoirienne.

La Turquie et le début de la descente aux enfers  

A l’été 2009, Kader Keita quitte la France et file en Turquie où il s’engage pour trois saisons en faveur de Galatassaray. Un contrat en or, une place de titulaire indiscutable et un entraîneur de renommée mondiale (Frank Rijkaard), Popito décide de tout plaquer après une saison seulement pour retourner au Qatar où un contrat encore plus juteux l’attendait. Le sportif relégué au second plan, les performances sur le terrain commencent à décliner. Il a ensuite tenté un challenge en Indonésie à Budapest Honvéd ainsi qu’un essai avec l’Union de Philadelphie en MLS mais n’a jamais pu retrouvé le niveau qui était le sien. Celui qui avait alors acquis le statut de cadre se retrouve très vite mis sur la touche en sélection. On ne compte plus vraiment sur lui. Habitué à attirer la lumière sur lui, le joueur vit très mal sa mise à l’écart et c’est le début des dérapages. Cela a peut-être été une simple astuce pour (re)braquer les projecteurs sur lui mais en un moment donné, Popito a vraiment pété les plombs.

Le pétage de plomb face aux journalistes 

 

Venu assister à un match à Treicheville, Keita fait une sortie très remarquée et attaque les journalistes sur place de façon très virulente. Le joueur en avait ras-le-bol selon ses dires d’être constamment calomnié par les représentants de la presse qui l’avaient même accusé d’être ruiné. Après le match, Popito se mit en tirer sur tout ce qui bouge et à balle réelle en plus « A cause de vous aujourd’hui je n’ai plus de club… Je mets tout journal au défi, celui qui écrit sur moi, qu’il ne mette pas son nom en bas (Ndlr qu’il ne signe pas de son nom), sinon je vais le niquer. Je ne parle plus à la presse. Vous avez fini d’entrer dans ma vie privée. Vous avez fini de m’insulter. C’est maintenant que vous voulez faire une interview avec moi.  J’attends le journaliste qui va parler de moi encore, je vais le tuer»

Et puis la rédemption 

Après ses écarts, Abdelkader Keita a peu à peu retrouvé ses esprits. En 2015 après le sacre de la Côte d’Ivoire en Coupe d’Afrique, il est sorti fêter la victoire. On le voyait tout heureux, courant et dansant comme un jeune adolescent, une preuve ultime de son amour pour le maillot national. Le joueur vit actuellement en côte d’Ivoire. Il est souvent aperçu dans les soirées huppées de la place en compagnie d’autres stars du pays notamment DJ Arafat. Lors de la Coupe du monde, il intervenait souvent à la télévision en qualité de consultant.

Abdul Abdel Kader Keita a été pendant très longtemps un joueur très apprécié en Côte d’Ivoire grâce à ses performances remarquables sur le terrain. Mais face à des incartades à répétition et des choix de carrière plutôt approximatifs, le joueur a quelque peu dévié de la belle trajectoire qui était censée être la sienne. Aujourd’hui, il est rentré dans les rangs depuis et vit désormais sereinement sa retraite. Kader Keita participe souvent à des matchs de gala. Il a enchaîné les hauts et les bas mais Popito restera à coup sûr dans le cœur des supporters ivoiriens.

Ghaly Wane 

Le football est universel. En Europe comme en Afrique et partout ailleurs dans le monde entier, c'est plus qu'un sport, c'est une religion qui est pleinement vécue et pratiquée par de nombreux jeunes amateurs. Que ce soit sur les rectangles verts des stades européens ou sur les terrains sinueux des campagnes africaines, au bout du compte, il n’y a que le décor qui change mais le spectacle et les émotions que procure le football restent les mêmes. De là même manière où on peut s'émerveiller devant un extérieur du pied de Modric, une tête en lévitation de Ronaldo où une frappe fouettée caressée de Messi, un tiki taka dans une banlieue dakaroise au Sénégal peut également trouver grâce à nos yeux. Et c'est là toute la beauté de ce sport, le meilleur incontestablement. 

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