Real Madrid : Zinedine Zidane, un entraîneur lambda sans Ronaldo ?

Pour son premier match de cette campagne européenne, le Real Madrid a subi un naufrage sur la pelouse du Parc des Princes. Dépassés par des Parisiens – techniquement et tactiquement très au-dessus, les Merengues ont essuyé un revers cuisant. En effet, grâce à un Di Maria des grands soirs et un Gana Gueye stratosphérique, le club de la capitale a simplement étrillé le Real de Zidane. Depuis ce matin, la presse espagnole dézingue littéralement le technicien français et sa bande. A tort ou à raison ?

Une défense friable, un coaching statique….

A aucun moment de cette partie, les Merengues n’ont semblé maitriser leur sujet. Tant dans l’envie que dans l’impact physique, les protégés de Zidane n’ont jamais existé sur cette rencontre. Pour preuve, Hazard et ses coéquipiers n’ont cadré aucune frappe (du jamais vu depuis 26 ans). C’est dire à quel point la copie rendue par la Casa Blanca est pâle. Et ce n’est pas tout. Le Real Madrid a affiché des lacunes défensives criantes, cela s’est vu face à un adversaire de calibre. Au total, Thibaut Courtois est allé chercher le ballon dans ses cages à neuf reprises depuis le début de l’exercice. Coupé en deux, à la ramasse face à l’impact de Gueye et Verrati, les Madrilènes ont fait montre d’une fébrilité inouïe. A aucun moment, Zizou n’a su répondre à la mainmise des Parisiens sur l’entrejeu.

Évidemment, ZZ a dû faire face à une cascade de blessures et de forfait, pour autant cela ne justifie pas un tel désastre. Plus inquiétant, cette défaite au Parc est révélatrice du début de saison poussif des Blancos. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le retour de Zidane ne se passe pas comme prévu.

Et si c’était Ronaldo qui masquait les limites de Zidane ?

Restreindre les récents succès des Madrilènes à un seul et unique homme serait extrêmement réducteur. Toutefois, force est de constater que si Zidane et sa troupe ont glané trois Ligues des Champions, le portugais y a grandement contribué. D’ailleurs, son absence continue de se faire ressentir. Son « successeur désigné » Eden Hazard a, lui, vécu une soirée cauchemardesque. Bien évidemment, là aussi, il convient sans doute de relativiser, mais le Belge, à l’image de son équipe, n’a pas pesé sur cette rencontre. Avec Ronaldo, le Real Madrid de ZZ inspirait la peur. Influent surtout sur la scène européenne, CR7 était le catalyseur de cette formation. A ce sujet, il suffit juste de voir le nombre de fois où la star portugaise a tiré le Real d’affaire. Wolsfburg, Atletico, Bayern, les exemples sont légion. Si les trois Ligues des Champions portent le sceau d’un collectif madrilène injouable à l’époque, Ronaldo n’y est pas étranger. Zizou va devoir se faire une raison et trouver des solutions car CR7 est parti, et cela pour de bon !

 

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