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Ligue 1

Bertrand Traoré, l’année de la confirmation ?

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Il est de ces joueurs capables de transformer un instant d’un match de football en un moment de grâce de par leurs dribbles déroutants. Capable en un coup de génie de changer le cours d’une rencontre. Bertrand Traoré fait décidément partie de cette catégorie. Le dribble facile, intenable en un contre un, le burkinabé est un joueur techniquement au dessus du lot. Il n’y aucun doute possible sur les qualités du joueur mais statistiquement il traîne encore un boulet au pied. En dépit de son apport offensif considérable au sein de l’équipe lyonnaise, ses statistiques sont faméliques par rapport à son talent. Alors pourquoi, le joueur a du mal à exprimer l’étendue de son talent dans une équipe qui marche plutôt bien, quasiment dans la peau d’un titulaire qui plus est ? Une situation à peu près comparable avec les étalons.

Comme on a coutume de dire : En football, la deuxième saison est souvent la bonne, la première étant celle de l’adaptation. Il s’agit effectivement de la deuxième année de l’ancien de l’Ajax. Et jusque-là, même si ses statistiques sont loin d’être moribondes, il n’a pas encore franchi le dernier palier qui ferait de lui un incontournable dans le système de Bruno Genesio. Lequel n’a pas hésité à le mettre sur le banc lors du choc face à Manchester City en ligue des Champions, sans doute pour piquer son joueur dans sa fierté.

L’année de la gloire ?

Après un passage très réussi au Pays-Bas, les lyonnais ont pu enrôlé ce petit joyau que toutes les grosses cylindrées européennes s’arrachaient. Il n’avait pas mis trop longtemps à se fondre dans le collectif de Bad Gones car à sa première saison, il a participé à pas moins de 31 rencontres de championnat pour un total de 13 buts et 4 passes décisives. Faisant montre d’une efficacité remarquable pour ses débuts. En effet, les dirigeants lyonnais ont eu le nez creux pour dénicher ce joueur qui ne demander qu’à briller. Par contre le fait qu’il soit « sacrifié » lors de cette rencontre en question face à City n’est pas à proprement parler une sanction. Car des joueurs présents au sein de l’effectif, il est celui qui a participé à plus de rencontres dix au total en Ligue 1. Aussi, il n’empêche qu’il est le meilleur buteur de sa formation en championnat avec quatre réalisations devant des joueurs de champ comme Memphis Depay ou encore Aouar c’est dire qu’il est capable d’apporter une valeur ajoutée quand son équipe est dans une impasse. Son match énormissime face à Marseille sanctionné d’un doublé de génie sur des éclairs dont il a le secret ne nous fera pas mentir. Une performance de haute facture saluée par son entraîneur en personne : « J’ai aimé déjà qu’il ait marqué deux buts, qu’il ait provoqué un pénalty car lorsque l’on est attaquant c’est très important d’être décisif. J’ai aussi aimé son implication dans le travail défensif. Il n’y a pas de résultat au très haut niveau si on ne fait pas des efforts quand on n’a pas le ballon. Il a été très impliqué dans ce domaine ». Mais c’est également là qu’on se rend compte de l’irrégularité dont fait preuve l’ailier de 23 ans car depuis il a un perdu en efficacité avant de retrouver le chemin des filets en Ligue des Champions face à Hoffenheim.

Surmonter son irrégularité pour confirmer les attentes…

Il ne s’agit point d’occulter ses bonnes performances mais de déceler les améliorations à apporter à son jeu. Car il convient de rappeler qu’il n’a que 23 piges et donc possède encore une énorme marge de progression. A cet âge il n’a pas encore atteint la pleine expression de ses facultés en tant que joueur bien que l’âge et la maturité vont de paire en football surtout. C’est justement ce qu’il y’a de plus difficile pour un joueur. Car pour faire partie plus grands de ce sport, il faut être capable de se sublimer dans les grands rendez-vous où les attentes sont on ne peut plus élevées. Son match fantomatique face à l’ogre parisien (lors de la déculottée 5-0 au Parc) en est la parfaite illustration. Bien que toute sa formation a pris l’eau ce jour-là, Bertrand n’a pas non plus surnagé. Pas même un sursaut d’orgueil, muselé par Juan Bernat qui plus est, en grande difficulté défensivement. Actuellement l’attaquant des étalons connaît une baisse de régime car depuis le match référence face à l’Olympique de Marseille (qui devait lancer complètement sa saison), c’était le trou noir au niveau statistiques jusqu’à ce match d’hier face à Hoffenheim en guise de lueur d’espoir. Un but et une passe décisive, malgré la défaite des siens pour lui qui devra mettre les bouchées doubles pour confirmer son statut de leader technique. De plus, son concurrent direct s’appelle Maxwel Cornet -qui lui aussi brille par intermittences, la concurrence n’est pas des plus rudes pour Bertrand.

A la décharge du joueur, une blessure en fin septembre est venu freiner le joueur dans son élan, lui qui était sur un début de saison canon. En revanche, cette année son équipe a plus que jamais besoin d’un Bertrand inspiré pour montrer la voie à suivre. Il a largement le potentiel pour. Reste plus qu’à l’exprimer plus souvent et surtout avoir comme maître mot : confirmation car c’est le plus dur à faire.

Birane BASSOUM

"Certaines personnes pensent que le football est une question de vie ou de mort. Je trouve ça choquant. Je peux vous assurer que c'est bien plus important que ça." Un passionné qui déverse démesurément sur la toile son amour du foot africain, mon terrain de prédilection !

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